Soudain l'été dernier... Rome ne me fit plus le même effet.
Et ce fut un Choc -croyez-moi- dont je me remets encore assez difficilement. "Tous les chemins mènent à Rome" n'est-ce pas, et le mien m'y conduisit une cinquième fois cet été… En effet, pour fêter en beauté nos quarante années passées sur terre et sceller 24 ans d'amitié , ma meilleure amie et moi décidâmes de retourner dans la ville éternelle où chacune s'était déjà rendue respectivement trois fois pour la première et quatre fois pour la seconde (vous admettrez que nous avions à nous deux une bonne moyenne de fréquentation des lieux mais après tout, quand on aime, on ne compte point). Nos souvenirs romains étaient alors impérissables, comme nimbés d'un halo sacré aux pouvoirs esthétisants illimités. Rome incarnait la splendeur invaincue, le règne sans partage de la plus pure Beauté, voire semblait même constituer la "substantifique moelle" de l'existence. Bref : nous en avions plein la bouche et "dithyrambions" à tout-v...
